Nous vous rappelons que le
samedi 9 et le dimanche matin 10 juin, aura lieu la finale de pêche à
la mouche 2ème division.
Une fois n'est pas coutume, un mois de mai lui aussi bien arrosé, et des rivières aux allures de torrents. L'AAPPMA a eu tout juste le temps de réaliser quelques petits aménagements avant les gros travaux prévus fin juin. L'ouverture de l'ombre a connu son succès habituel, d'autant que la période a été propice aux éclosions.
Pose de blocs dans le parcours no-kill à St-Rambert afin d'alimenter en habitats un secteur supplémentaire de l'Albarine.
Quant la technique sert les milieux aquatiques. Une
pince multi-directionnelle, un petit bijou de technologie qui facilite
non seulement le travail mais diminue les perturbations
qu'engendre ce type de tavaux vis-à-vis du cours d'eau.
Idem
à Argis, là aussi dans un parcours no-kill, secteur qui en avait bien
besoin, et qui devrait radicalement changer de profil piscicole dans
les temps à venir.
Des travaux qui n'ont pas empêcher les pêcheurs de capturer des poissons qui se nourrissaient à quelques mètres de là.
De l'eau en cette fin mai (ici le 21 mai)...
...de quoi nourrir nos populations piscicoles, petits ou gros.
Quelques photos de printemps avec des températures en dents de scie.
Tétards de crapaud...
Grenouille verte de l'année dernière...
Oeufs de grenouilles vertes fraîchement pondus...
Future frayère à vairons.
Une eau de surface, suivant les conditions, ...
...colonisée par les éphèmères.
Le
samedi 19 mai correspond à la date de l'ouverture de l'ombre commun, et
par conséquent à la fin de l'interdiction de pénétration dans l'eau sur
l'Albarine.
Au vu de la quantité exceptionnelle dont dispose la
rivière en alevins de truites et d'ombres en ce printemps, nous
conseillons vivement à tous de ne pas piétiner "pour le plaisir de
marcher dans l'eau" les bordures.
La qualité de
la pêche n'en sera d'ailleurs que meilleure.
Les
géniteurs cet hiver ont bien travaillé, et les débits hauts et
constants de ce début d'année ont permis aux alevins de croître plus
rapidement qu'à l'accoutumé.
Les canaux
latéraux restent eux aussi des valeurs sûres en terme de reproduction.
Des
ribambelles d'alevins (ici des truites) déjà bien colorés se
nourrissent sur les
bordures...
Quand on est
petit, le nombre fait que l'on se sent davantage protégé...
Le
Bugey a été copieusement arrosé en ce mois d'avril, et si la neige est
tombée toutefois sur les monts du département, elle s'est visiblement
bien installée sur les massifs alpins tout proche.
La
vue depuis les crêtes au dessus de la vallée est imprenable sur le
mont-blanc, et c'est un spectacle que les rapaces ont le privilège de
contempler tous les jours.
La nature
verdit ...
...et les poissons se nourissent !
Mise
à l'épuisette et remise à l'eau pour ce poisson de 50 cm prise en
nymphe à vue ce dernier week-end d'avril, comme bien d'autres
d'ailleurs.
Quant
au lac naturel des Hôpitaux, les dernières pluies l'on abondamment
rempli, et il est de bon augure pour l'ouverture du brochet en ce début
mai.
Les barques ont soudainement pris de la hauteur !
La
rivière ne désemplit pas et les alevins de truites et d'ombres ont de
quoi se nourrir, tout en ce mettant à l'abri des courants.
Les
éclosions de march brown ont fait leur apparition depuis une semaine,
synonyme d'un enchaînement d'éclosions d'autres espèces à venir.
Que se soit
en amont ou en aval, l'eau est présente partout en ce mois d'avril.
Une truite de
Charabotte, avec un phénotype facilement reconnaissable, propre à la
tête du bassin versant de l'Albarine.
U Encore un
surveillant de la rivière bien discret, nombreux cette année, en train
d'épier le pêcheur, curieux de nature,...
...mais quel
panache !
Mi-avril et l'eau tombe toujours : que du bonheur !
Un
mois d'avril comme on n'en a pas vu depuis trois ans : pluvieux. Un
printemps bien arrosé dans le Bugey et notamment dans le basssin
versant de l'Albarine, avec des débits prometteurs pour les mois à
venir.
Des
débits qui permettent aux poissons de bien démarrer la saison. La pluie
étant tombée doucement mais sûrement, la rivière est restée
relativement claire, et les alevins d'ombres nagent sur les bordures.
De la pente et une bonne oxygénation.
Par ces temps
humides, il fait bon être au sec, et cet arbre offre un gîte
à notre amie la hulottte bien appréciable.
La
pluie et ses bienfaits : plusieurs dizaines de millimètres sont tombés
dans le Bugey, et ont permis à la rivière de regonfler ses débits en ce
4 avril, passant de 2 à plus de 6 mètres cubes.
Le courant en
aval du Pont des Ecoles à St-Rambert et le seuil en amont..
La montée des eaux a fait sortir les poissons
tel ce dernier de 66 cm pris au cadre.
Les bergeronnettes qui profitait d'une eau claire et des quelques
insectes qui s'envolaient au dessus du cours d'eau, devront attendre
avant de reprendre une activité qui leur garantissait leur repas en
protéines.
Les
ombres ont terminés leur reproduction et les débits faibles ont
engendrés quelques mycoses post-frai sur certains géniteurs dont
certains ont payé le prix fort. La nature jouant son rôle de sélection
naturelle.
Les suivis
concernant Charabotte donnent de bons résultats en terme de qualité
d'eau.
Les
déchets sont toujours un sujet d'actualité, et comme nous l'avions
annoncé, une entreprise locale est venue travailler sur une ancienne
décharge afin d'entreproser en déchetterie ce joli cadeau des
générations précédentes.
Les fonds clairs permettent une observation facile des alevins en
bordure, d'où l'intérêt de ne pas marcher dans l'eau.
...3 ans les
séparent...
Rien de tel
qu'un bon comtois bien dressé, une corde, et des sacs pour récupérer
les déchets jetés dix mètres en bas de talus.
Des
ordures qui datent de plus de cinquante années, dont peu de personnes
se préoccupent si ce n'est les pêcheurs, soucieux d'un environnement de
qualité, et conscient des dégâts que causent à long terme ces
immondices.
Direction la déchèterie.
Signe
incoutournable que le printemps est là, les nids d'oiseaux fleurissent
un peu partout...
....ainsi que
la végétation telles ces feuilles de pétasites.
Au
niveau du moulin de Charabotte, la vie reprend ses droits
depuis que l'homme traite ses eaux usées.
Les
températures en hausse ont permis à la végétation de démarrer, ce qui a
pour effet une diminution des débits dans la rivière, liée à des
précipitations qui se font attendre en ce début d'années.
Pour autant, ces débits conviennent parfaitement aux alevins en train
d'émerger ou se nourissant déjà.
Les premiers
ombrets apparaissent, encore transparents et commençant à prendre leur
pigmentation.
Petit ombret deviendra grand,...
...Et fera
comme ses parents !
Non loin des
truitelles de l'année qui se nourissent à proximité des alevins
d'ombres, quelques chabots prennent des bains de soleil.
Des orages sont venus agrémenter une partie du haut du bassin versant
ces 23 et 24 mars, du plateau d'Hauteville à Tenay.
Les poissons continuent leur reproduction et quelques truites tardives
frayent encore, accompagnées non loin de là par le balai des ombres.
A n'en pas
douter, des alevins qui vont naître bien tardivement...
Ombres et
truites à quelques mètres d'intervalle assurant leur descendance.
Les arrivées
phréatiques jouent pleinement leur rôle dans l'épuration de la rivière,
et les fonds, sur le site de Charabotte, ont retrouvés un aspect
nettement amélioré depuis la mise en service de la station
d'Hauteville. Quelques diatomées (algues brunes) se sont développées
par endroits sur ce secteur sans aucune commune mesure avec les
observations faites précedemment.
La différence la plus frappante vient sans aucun doute de la diminution
des taux de matière en suspension que génèrait l'ancien système
d'assainissement obsolète. Il faudra que les vers de vase trouvent
dorénavant un autre site pour prospérer et c'est très bien ainsi.
Le taux
d'humidité ayant remonté avec la pluie, les batraciens ont pu faire
leur sortie printanière,
visiblement encore un peu endormis, mais toujours aussi colorés pour
certains.
Les
jours rallongent et l'hiver laisse petit à petit sa place. Les eaux
sont froides, accentuées par les dernières précipitations neigeuses du
plateau qui ont regonflées la rivière. Ce qui n'a pas arrêté pour
autant les ombres dans leur reproduction, et qui leur a même permis de
frayer dans de meilleures conditions.
La nature
profite du redoux, et certains sont en train de perdre leur pelage
hivernal pour des températures plus adaptées.
Les gravières
à ombres sont bien occupées...
Les laisses
de crues sont encore visibles sur les saules qui commencent à
bourgeonner.
Peut-être
qu'en mouche sèche ...?
Pour
info, les travaux prévus cette année à la sortie de St-Rambert seront
réalisés l'année prochaine en raison de contraintes administratives.
Toutefois, en partenariat avec le contrat de rivière, d'autres travaux
seront réalisés à la place pour une valeur piscicole toute aussi
importante. Ces travaux auront lieu à la confluence des eaux noires et
de l'Albarine à Tenay, ainsi qu'en aval de la déviatioin d'Argis sur
900 mètres.
Les travaux d'assainissement continuent.
Les
températures ont remontées en cette mi-mars, et les ombres sont
en pleine reproduction. Malgré des débits moyens et un
ensoleillement actif, les fonds de la rivière sont propres, favorisant
la reproduction des thymallidés et la vie du cours d'eau dans son
ensemble. Les efforts considérables réalisés sur l'assainissement sont
aujourd'hui payant, et ce n'est pas sans hâte que l'AAPPMA attend le
raccordement de la commune de Tenay qui va débuter mi-juin.
Les
vairons sont eux aussi en pleine activité et bien en chair, nageant
entre deux eaux, où, à proximité, certaines en ferait bien leur
déjeuner.
Les gravières sont propres, indispensables pour la reproduction des
ombres et le développement des alevins.
Toutes ces
petites tâches blanches sont autant de frayères à ombres.
La rivière est
basse, conséquence d'une longue période de froid bien prononcée.
Les alevins de truites commencent à émerger, profitant d'un débit bien
favorable à cette période de leur existence.
L'AAPPMA
en profite également pour effectuer le ramassage des déchets le
long de la rivière, et l'on s'aperçoit soudain que le pas
entre
le respect de l'homme vis-à-vis de la nature est encore loin d'être
franchi, malgré (apparemment) une tendance environnementaliste. Les
dechets, une utopie, ou un faux disccours ?
Ces poissons ont passé le stade alevin, et ce couple s'il n'a pas frayé
ensemble, à l'air de bien s'entendre.
Les
saules plantés par l'AAPPMA commencent à reprendre des couleurs. En
association avec le contrat de rivière, des centaines de boutures sont
actuellement en train d'être repiquées sur des endroits aménagés
récemment.
Modifications halieutiques SAISON 2012 :
le parcours no-kill de St-Rambert cette année sera ouvert à toutes les
pêches, et la réserve de cette même commune sera ouverte en parcours
no-kill.
Pas d'autres modifications sur le restant du parcours.
Les
eaux sont claires et transparentes, et les bordures sont habitées par
des poissons aux robes très marquées par leur appartenance à la souche
méditerannéene.
Quelques
frayères encore toutes fraîches et des portes -bois qui
grossissent à vue d'oeil...
Les
truitelles profitent elles aussi des rayons du soleil sur un banc de
sable déposé là par la dernière crue...
...pendant
que d'autres se baladent...
Une belle
sensation en perspective...de face...
...ou de
profil.
Un
petit tour en amont du moulin de Charabotte pour vérifier l'état de
santé de la rivière suite à la mise en service de la station
d'épuration d'Hauteville.
Résultat : plus de matière en suspension, une eau claire et limpide,
des poissons en train de se reproduire.
Pour
faire court, une partie de la rivière comme on ne l'avait pas vu depuis
fort longtemps. Le suivi de ce secteur est programmé avec les services
de l'Etat pour connaître plus en profondeur l'impact positif de cette
mise en service de l'assainissement sur le plateau.
Toutefois, l'oeil aguerri du pêcheur devrait s'apercevoir bien vite de
cette renaissance de l'Albarine sur son cours amont.
NON AU GAZ DE SCHISTE !!!
L'AAPPMA
de l'Albarine, par le biais des pêcheurs qu'elle représente, apporte
son soutien au collectif de défense contre les gaz de schiste.
Communiqué
des collectifs :
"La
réforme du code minier devient urgente.
Datant de plus d’un demi-siècle, juste après la guerre, ce code minier
ignore tout des notions de concertation, consultation, charte
constitutionnelle de l’environnement, convention d’Aarhus…Il comporte
même une dérogation spéciale pour les hydrocarbures.
Les différents collectifs demandent l'interdiction immédiate de
l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels
et s’oppose à tout nouveau permis, même pour des hydrocarbures
conventionnels, tant que le code minier n’aura pas été réformé en
profondeur. Ils demandent au gouvernement de ne pas céder à la pression
des lobbies pétroliers".
Il
est, pour notre part, inadmissible, irréaliste et incompréhensible,
qu'après avoir dépensé des sommes d'argent pharaoniques pour la
protection des milieux aquatiques partout en France, l'Etat puisse
délivrer sans aucun scrupule des permis qui vont détruire pour des
centaines d'années des milieux d'une grande fragilité. D'un côté, on
demande, via les Directives Cadre Européennes (DCE), un très bon état
écologique des cours d'eau, et d'un autre, on est prêt à autoriser des
destructions massives de ces mêmes cours d'eau ! Sans parler bien
évidemment de la ressource en eau potable et de l'état de santé des
concitoyens. Car rappelons-le, les forages nécessitent pour ce type
d'exploitation, des produits hautement chimiques et des quantités d'eau
par millions de mètres cubes pour mener à bien (ou devrait-on dire à
mal) ces explorations.
Comme si l'état chimique et biologique de
la masse d'eau douce française était en parfait état. On en est loin,
même très loin, et les gestionnaires de milieux que les pêcheurs
représentent, n'ont vraiment pas besoin de ce cataclysme écologique !
Le
soleil a fait son apparition et si les conditions anticycloniques
restent stables, les ombres devraient commencer à se reproduire, vu le
comportement de certains. En attendant, les retardataires terminent la
leur...
Le
plan d'eau de Chaley étant actuellement gelé en partie, il est
préférable que les pêcheurs intéressés par le réservoir téléphone avant
de se déplacer (06.45.18.10.77.).
Les
températures dans la vallée oscillent en ce début février entre -15°C
et -20°C. L'eau est à 6°C et le froid transforme l'eau en glace, ce qui
a pour effet de faire baisser le débit de la rivière. On peut alors
voir les transformations opérées par les crues à certains endroits de
la rivière, lui redonnant ainsi un aspect nouveau et une dynamique
nouvelle.
La cascade de
Charabotte paralysée par un étau de glace et le froid emprisonné dans
la vallée...
L'Albarine
à Saint-Maurice de Rémens avant sa confluence avec la rivière d'Ain :
un dépôt d'alluvion comme il en se forme annuellement, curé chaque
année, et redéposé plus en aval dans la rivière d'Ain, en déficit de
sédiments, ou réinjecté dans l'Albarine, sur des zones elles aussi
déficitaires en alluvions.
Un
secteur particulier puisqu'à sec la plupart de l'année et donc de
faible intérêt pour la pêche et encore moins pour y associer une
gestion piscicole raisonnée.
L'Albarine
à Bettant, secteur naturel et très changeant d'une année sur l'autre,
d'un intérêt plus marqué pour la pêche mais lui aussi soumis
naturellement à des assecs annuels plus ou moins marqués. Difficile là
aussi d'y associer une gestion cohérente et à long terme. Seule
possibilité d'intervention humaine pour sauvegarder le poisson : des
pêches électriques annuelles réalisées sous le couvert de la fédération
de pêche de l'Ain afin de sauver des poissons sauvages d'une mort
certaine et de les déverser dans des secteurs plus propices à leur
développement, notamment sur la partie gérée par l'AAPPMA de
l'Albarine.
Les
embâcles qui se forment sur ce secteur sont les seuls habitats
piscicoles que l'on peut y trouver. Il est donc primordial de laisser
en place ces structures afin de garantir un habitat aux poissons.
Difficile alors de concilier poissons et gestion des crues puisque la
plupart de ces arbres finissent découpés dans le cadre des travaux
d'entretien du syndicat.
Non seulement ces embâcles abritent
nombre d'espèces, mais il favorisent en plus la dynamique sédimentaire
en modifiant le lit de la rivière qui à son tour créé d'autres
embâcles,...etc.
L'Albarine réaménagée à la sortie de St-Rambert avec un débit de 3
mètres cubes/ sec. à la confluence avecc la Mandorne.
Des
aménagements qui doivent avoir un impact aussi bien en hautes eaux
qu'en basses eaux, et cette théorie est valable pour l'ensemble des
travaux réalisés sur l'Albarine.
Quelques photos de la station d'épuration de Tenay...
A
gauche, le plus imposant des bassins est terminé. A droite,
commencement du second bassin. Le tout, in fine, revêtu bien entendu
des roseaux nécessaires et indispensables au fonctionnement de la
station.
L'ouverture approche à grand pas, et les mois qui
viennent de s'écouler ont permis d'avancer sur nombre de dossiers en
faveur de la protection des milieux aquatiques et de la pêche.
Soyons
conscients de la valeur piscicole de notre rivière et respectons là.
C'est le meilleur engagement que nous puissions prendre pour attendre
d'années en années l'ouverture de la pêche avec autant d'impatience.
2012...des engagements forts, des partenaires
techniques et financiers,
des travaux...grandeur nature !
L'assemblée
générale a été l'occasion de présenter aux 70 adhérents présents ainsi
qu'aux réprésentants locaux et départementaux, les projets engagés
cette année. Si l'AAPPMA continue la réalisation de travaux sur ses
fonds propres, la dynamique avec le contrat de rivière bat son plein.
L'opportunité
d'acquisistion des berges suivant son cours, l'association a, en 2010
et 2011, acquise des parcelles importantes de part leurs superficies et
stratégiquement incontournables.
Incontournables de par leur
potentiel de restauration écologique qui s'imposait tout naturellement,
un potentiel intéressant pour tous les gestionnaires de l'Albarine.
Acquisition
des parcelles 842,841,840 et 782 en aval du Pont de Reculafol, de quoi
rendre toute sa dynamique à l'Albarine. (la parcelle 781 appartenant
déjà à l'aappma depuis 2004).
En
1858, la création de la voie ferrée a allègrement enlevée des
méandres à l'Albarine et l'a rectifiée à plusieurs endroits.
C'est
le cas
sur cette portion de la rivière où l'ancien méandre (en bleu)
s'est retrouvé rectifié (en orange).
La rivière s'est enfoncée.
Résultat : des déséquilibres alluvionnaires, des manques d'habitats et
des populations piscicoles contrariées.
Des berges rectilignes, qui
ont certes plus de 150 ans, mais non compatibles avec le fonctionnement
naturel de l'Albarine.
Coût
des travaux (estimé) : 220 000 euros, financés à la fois par l'Agence
de l'Eau, la région Rhône-Alpes, le Conseil Général de l'Ain,
la
pêche, et les communes adhérentes au contrat de rivière.
Renaturation
de l'Albarine sur toute la partie rosée : création d'un nouveau lit et
écartement de l'Albarine vis-à-vis de la voie ferrée. La rivière va
alors gagner plus de 30 mètres linéaire sur ce nouveau parcours.
Pour
autant l'Albarine sera retravaillée en amont et en aval ,de manière à
reconnecter son lit de façon équilibrée par rapport à son profil
général et aux aménagements déjà créés les années auparavant.
Résultats
attendus :
.rehaussement de la nappe
phréatique .recharge
sédimentaire .arrêt
de l'enfoncement du lit
.création de plusieurs fosses
.augmentation de la capacité d'accueil du milieu d'un point de vue
piscicole
.création d'une zone inondable sur ce tronçon de rivière
L'enjeu
est de taille pour l'Albarine et le monde de la pêche, qui traduit
toute notre volonté de conserver une rivière fonctionnelle.
Rappelons-le,
puisque la question nous a été posée à l'assemblée générale, ce sont
bien les habitats qui définissent le nombre de poissons et leur taille
(sans parler évidemment de la qualité de l'eau).
Rappelons également que chaque type de pêcheurs quel
qu'il soit, doit pouvoir continuer à arpenter les berges de l'Albarine
avec son propre état d'esprit, sa propre technique de pêche, avec sa
juste appréhension de la rivière, et l'AAPPMA a besoin de tous ses
pêcheurs pour continuer à réaliser la ligne de conduite qu'elle s'est
fixée. Merci à vous !
Aujourd'hui,
la rivière a trouvé son
rythme de croisière et les pêcheurs qui la côtoient la respectent
chacun à leur manière et avec leur technique de pêche : pêche
à
la mouche, au lancer, à la canne, pêche en no-kill, augmentation
volontaire de la
taille de capture, ou simplement respect de la réglementation en cours
qui est tout à fait appropriée à l'Albarine.
Le moteur principal d'un cours
d'eau étant bien son fonctionnement.
2
500 pêcheurs sur 17 kms, 12 000 géniteurs qui s'ébattent amoureusement
tous les ans entre novembre et février et une rivière qui vit à pleine
productivité. L'Albarine démontre que la pêche a toute sa place dans la
gestion des cours d'eau. Il nous faut être fort, car les enjeux liés à
l'eau sont tels que chaque jour peut voir apparaître un risque si nous
n'y prettons pas attention.
Bonne année de pêche 2012 !
Le froid
s'est installé en ce début janvier et les poissons se sont remis sur
les frayères, puisqu'une petite partie des géniteurs s'était reproduit
avant les crues. Les hostilités sont donc reparties de plus belles chez
les mâles pour s'octroyer une femelle.
Quelques cormorans sont passés et accueillis comme il se doit, de
manière à ne passer que quelques instants dans la vallée. La saison se
prépare et l'AAPPMA planifie sa saison. Au programme :
travaux, assainissement, suivi de la station d'épuration d'Hauteville...
Un remerciement encore pour cette commune, qui, en ce début d'année, et
sur demande de l'AAPPMA, a enlevé une décharge au niveau de la cascade
de Charabotte parmi laquelle se trouvait, entre autre, des carcasses de
voitures.
La commune a répondu favorablement à toute nos attentes
environnementales, et pour tout ceci, nous la félicitons et la
remercions vivement.
D'autres décharges sont dans le viseur, notamment à la sortie de
St-Rambert, avec l'aide financière du syndicat et la participation
d'une entreprise locale. Normalement, cela devrait se réaliser avant
l'ouverture.
Nos projets avancent, l'acquisition de berges se poursuit avec des
points stratégiques, qui vont nous permettre d'ancrer définitivement
nos objectifs de continuité et de réservoir biologiques.
Les aménagements réalisés encore en 2011 nous ont prouvés tout le
bienfait de cette gestion piscicole et nous rapproche de jour en jour
du bon état écologique de notre cours d'eau.
Des
résultats de pêche électriques retrouvés dernièrement ont permis de
comparer des secteurs identiques sur les communes de St-Rambert et de
Chaley. Des résultats opérés entre 1975 et 1979 pour les plus anciens
et 2008 à 2010 pour les plus récents.
Le
constat est parlant et effarant :
-
alors que les sociétés de pêche procèdaient à des alevinages massifs en
poissons de toutes tailles en des proportions allant de plusieurs
tonnes en truites de maille et plusieurs centaines de milliers en
alevins, les densités de poissons par hectare étaient deux à trois fois
inférieurs à ce qu'ils sont actuellement, voire parfois plus. Avec une
taille moyenne beaucoup plus conséquente aujourd'hui, de l'ordre de 4 à
5 cm.
- ainsi à Chaley, en 2010, une pêche électrique effectuée
sur un secteur comparable à l'année 1978 (en présence de Monsieur le
Préfet venu nous rendre visite ce jour là ) donne 450 kgs / ha alors
que l'on atteint péniblement 200 kgs / ha en cette année 1978. 200 kgs
à répartir entre une reproduction naturelle ajoutée aux nombreux
alevinages. Sachant que quelques dizaines de mètres plus en amont, le
chiffre de 700 kgs / ha était avancé en 2010, ceci avant la pleine
réalisation d'habitats piscicoles supplémentaires en 2011 sur ce site
déjà retravaillé en 2002.
- en amont de St-Rambert, on
pêche péniblement 136 truites sur plus de 7 000m² en 1978 (soit environ
180
mètres de linéaire pêché), avec pour le plus gros poisson, une taille
de 44
cm (alevinage compris). La pêche électrique effectué en 2009 sur 35
mètres linéaire le long de la route départementale, toujours en amont
de la digue nous donne 200 truites pour une taille moyenne de 35 cm
avec plusieurs poissons dépassant les 50 cm.
A
méditer donc. En tous les cas une chose est sûre : l'AAPPMA de
l'Albarine a offert et offre à sa rivière tous les moyens en sa
possession, et la nature n'est pas ingrate. Et c'est avec ces résultats
plus que probants et qu'encourageant que l'AAPPMA continue
son
avancée afin que vous puissiez continuer à profiter de votre sport
favori.
Les
températures négatives sont apparues, et avec elles,
la beauté de dame
nature en hiver.
Les eaux
claires et la luminosité permettent l'observation des frayères.
Des fonds cristallins...
Un mâle bien occupé...
Toujours du beau spectacle...
Un bon cinquante et bien fatigué par la reproduction...
Des atterrissements naturels se reforment grâce au travail accompli
entre l'homme et la rivière.
ESSSeuil en
enrochement libre posé judicieusement à l'aval de travaux
effectués en 2004...
...permettant
d'associer en amont végétal et alluvions, du végétal qui garantira en
période estivale ombre et abri.
Une
cache en sous-berge naturelle reconnectée, associée à proximité à des
blocs, parfait pour augmenter l'habitat et la taille moyenne des
poissons.
Les
travaux 2011 en amont de la Mandorne ont donné pleine satisfaction
après le passage des crues de décembre de par leur aspect naturel, et
la configuration des courants qui se sont établis entre chaque risberme.
Ne
pas hésiter sur la taille des blocs : 7 tonnes face au courant permet
d'obtenir résistance et effet. Cela permet dans les rivières à forte
charge alluvionnaire de conjuguer à long terme alluvions et habitats,
qui lorsque ces premiers sont trop importants annihilent souvent les
seconds.
Tout
conjugué abouti à un équilibre hautement favorable au fonctionnement de
l'Albarine et donc aux poissons et par déduction aux pêcheurs.
L'AAAPPMA
de l'Albarine tiendra son assemblée générale le samedi 28 janvier à 17
h 00 à la salle communale de St-Rambert-en-Bugey, à côté du PMU.
(La réunion initialement prévue cette année à
Argis n'a pu être tenue faute de salle.)
Les
crues du mois de décembre ont été les bienvenues. Elles ont
permis de remodeler l'Albarine à bon escient et de mettre en place les
aménagements piscicoles.
Les fonds ont été lavés et les graviers roulés, avec à la clé des zones
de reproduction toutes fraîches pour accueillir les géniteurs qui
avaient certes commencé de se reproduire, mais étaient loin d'avoir
terminés.
Plusieurs dizaines de poissons (153 exactement sur cette frayère) se
sont donnés rendez-vous.
La
neige a fait son apparition. Après des crues à répétition, le débit
commence à baisser et laisse entrevoir les transformations opérées,
notamment sur les bancs d'alluvions. Les poissons sont difficilement
visibles dans une eau claire et un fond transparent.
Les
chamois occupent les éboulis à la recherche de nourriture, le plateau
étant enseveli sous la neige.
"Les
Demoiselles", en aval de la cascade de Chrabotte, résurgences actives
en périodes de hautes eaux.
Certains
poissons sont moins farouches en hiver, prenant des comportements qui
parfois comportent des risques vis-à-vis de leur prédateur, mais
parfois permettent au photographe de s'approcher un peu plus près de la
nature.