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De l’eau !

De l’eau !

Depuis la mi-décembre, la météo nous a régulièrement fourni en neige ou en pluie, avec des précipitations records. Ce qui sous-entend des montées d’eau à répétition, la neige fondant au gré des pluies. Aujourd’hui et depuis quelques temps déjà, la moyenne montagne ne peut plus être considérée comme une destination skiable à part entière et viable. Et encore moins des zones à planter des canons à neige qui ne font qu’empirer les dégâts sur les ressources en eau. Plus rien aujourd’hui ne nous abrite de nappes pleines au printemps et de nappes vides en été. Le réchauffement climatique est capable de ces écarts monumentaux en terme de volume d’eau. Nous le vivons déjà depuis une dizaine d’années, et le phénomène continue de s’amplifier. Donc halte aux canons à neige et à l’exploitation de forages en tout genre dans nos milieux karstiques qui ne font qu’aggraver la situation. Nos rivières n’ont pas besoin de çà !

Le bassin versant a bénéficié de nombreuses poussées d’eau, mais pas au delà de 80 mètres cubes.

Ce qui laisse la rivière travailler tranquillement à son remodelage et à ne pas détruire l’intégralité des frayères de l’année. Comme on le répète souvent, la nature est bien faite, et on est toujours surpris du nombre de truitelles que l’on prend en pêches d’inventaire à l’automne malgré les grosses crues de printemps. Pour autant, les graviers ont roulé, les fosses se sont creusées…

…bref un bon petit coup de jeune positif sur la dynamique de la rivière.

On ne peut pas en dire autant sur la zone de travaux de Torcieu, où, au final, la rivière a repris son ancien tracé sur une bonne partie du linéaire traité.

Quelques infos nous sont parvenues concernant les taux de croissance et l’étude génétique réalisée sur le département.

En ce qui nous concerne, le taux de croissance est de 10 cm par an pour les truites sur l’Albarine, amont ou aval de la rivière. Ce chiffre confirme nos affirmations des années antérieures. Côté ombre commun, c’est légèrement plus. Mais là aussi pas de surprise avérée.

Pour la génétique, la nouvelle est plutôt bonne puisque nous disposons, avec la rivière d’Ain, de la meilleure souche du département, avec des poissons aux taux d’introgression faibles voire nuls. Conséquence évidemment d’une politique ferme en terme d’arrêt des alevinages, contrairement à certains. En effet, malgré ces résultats, l’aappma de Torcieu, a jugé bon de continuer ses déversements en truites farios plutôt qu’en truites arc-en-ciel. Des farios évidemment de souches atlantiques qui, pour celles qui restent dans le milieu, ne peuvent que s’hybrider avec les truites méditerranéennes. Et il en reste puisque certains pêcheurs en prennent encore en septembre.

Notre question est la suivante : pourquoi réaliser une étude génétique départementale si ce n’est pour ne pas en tirer les conséquences ?

Autre sujet : Nous vous conseillons d’aller visiter la page du lac des hôpitaux qui a été remise à jour avec notamment la mise en place d’une fenêtre de capture pour le sandre et le brochet. Bonne lecture.

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