Parcours entre Chaley et Saint-Rambert-en-Bugeycarte de france

Vous avez dit INRAE ?

Vous avez dit INRAE ?

INRAE, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, voilà en des termes plus parlant ce que cela signifie.

Depuis quelques temps déjà, pour différentes raisons, les chercheurs de cet organisme travaillent sur l’Albarine. Notamment sur un point : celui de la reconnexion des milieux temporairement asséchés par les êtres vivants lors de la remise en eau de ces secteurs. Et sur notre rivière, les assecs naturels existent depuis toujours entre la connexion avec la rivière d’Ain et la basse Albarine, conséquence d’ailleurs de nos pêches de sauvetage annuelles.

Les recherches associées à ces phénomènes sont aujourd’hui d’une importance capitale au vu de ce que nous sommes en train de vivre en terme de dérèglement climatique. A titre d’exemple, en 2020, 40 % des cours d’eau du département étaient à sec !

C’est donc pour des raisons de proximité avec le positionnement du centre de recherche situé à Lyon, mais aussi comme on l’a signalé plus haut les périodes d’assecs naturels de la rivière, mais surtout, et c’est crucial d’un point de vue scientifique, le bon fonctionnement du monde vivant aquatique que génère la rivière, que l’Albarine a été retenue pour « représenter » la France dans un vaste programme européen scientifique sur ce sujet. Plusieurs rivières d’Europe seront donc traitées de la même manière et assujettie à cette étude.

Photo du 17 novembre 2020

Il est évident que pour avoir des chiffres réalistes et fiables, et afin de pouvoir transposer une méthodologie sur d’autres rivières car c’est le but, il faut que la rivière école soit en bon état de marche. Nous nous abstiendrons bien de parler du fameux « bon état écologique « divulgué à tout vent et à toutes les sauces par certaines instances, qui commence sérieusement à prendre du plomb dans l’aile, quand on lit par exemple que les rivières de France sont en bon état avec des biomasses de poissons quasiment nulle. Bref c’est un autre débat, mais çà a le mérite d’être dit !

Cette étude va donc s’étaler jusqu’en 2024 et va démarrer en 2021. une présentation et des échanges ont eu lieu avec l’INRAE à ce sujet. Les pêcheurs sont en première ligne car les poissons représentent avec les invertébrés la principale dynamique, même si beaucoup d’autres paramètres rentent en ligne de compte. Et pour une fois, le discours a fait plaisir à entendre face à des scientifiques qui, d’une part considèrent les espèces piscicoles comme des espèces clés des cours d’eau (et même si pour nous c’est évident, çà l’est beaucoup moins pour d’autres, et même de moins en moins ), d’autres part un discours plus poussé sur la dynamique des rivières et où l’on juge (enfin) que les profonds, fosses font partie intégrante des rivières ! Là aussi cela va peut-être vous paraître bizarre, mais sans s’étaler sur le sujet, c’est un point qui n’existe pas dans la plupart des projets de restauration morphologique des cours d’eau ! Une aberration ! Sauf chez nous, car défendus âprement par nos soins !

Bref, un discours enfin similaire au nôtre !

Evidemment, le but de cet étude concerne directement la protection de nos rivières et va permettre de contrecarrer des projets qui vont à l’encontre de ce que l’on peut voir aujourd’hui en terme de destruction des milieux aquatiques. Nous vous en dirons un peu plus au fur et à mesure de cette étude.

Autre sujet du moment : la reproduction qui a débuté gentiment.

L’eau est en train de s’éclaircir après les pluies de dimanche soir, et les poissons commencent à être visibles sur les frayères ou sur les zones de saut.

Une petite photo de la cluse des Hôpitaux le matin après la pluie en attendant les photos des frayères…

Pour info, en raison du Covid, la pêche est fermée jusqu’à nouvel ordre par arrêté ministériel, et cela concerne donc pour nous le lac des hôpitaux et le réservoir de Chaley, et même dans le rayon des un kilomètres. Par ailleurs, l’assemblée génerale est annulée, vous vous en doutez, et sera reportée à une date ultérieure.

4 réponses

  1. Bravo, vous pouvez et devez être fiers de vos projets et aménagements de notre belle Albarine.

    Cordiales salutations.

    • albarine

      Merci à vous.

  2. Il nous faut des précurseurs comme vous.
    Bravo pour tous ce travail.
    Et merci

    • albarine

      Merci pour vos encouragements. Cette période hivernale est le meilleur moyen d’identifier les géniteurs de la rivière, et en ce moment grâce à des débits très favorables, ces derniers s’en donnent à coeur joie. Quand on voit des poissons de 70 cm frayer dans un lit que l’on a reconstruit en 2015 comme à Chaley, on ne peut qu’avoir les yeux éblouis face à cette nature retrouvée.
      Bonne année à vous.

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